Quand tu m'as quittée, il y a presque précisément deux semaines, j'ai eu l'impression que le monde s'écroulait. Tu as toujours été TOUT pour moi : ma Maman, mon Amie, ma Soeur, ma Confidente, le petit ami que je n'ai pas, l'enfant dont je rêve tant, ...
J'ai toujours tout confondu, tout mélangé.
Tu étais la base de ma vie, mon pilier.
Quand j'avais un problème, je t'en parlais et ça passait.
Tu as été la solution à mes crises d'angoisse, à mon célibat prolongé, à ma recherche d'emploi infructueuse,...
A présent, que me reste-t-il de tout cela ?
Des souvenirs, dont je ne me souviens plus...
J'ai beau forcer, ça ne revient pas. Je sais ce qu'on a vécu. Je sais que tu t'amusais avec Elodie et moi à analyser au microscope la vase que nous récupérions dans l'étang du Parc.
Je sais que tu m'as sauvée lors de mes crises d'angoisse.
Je sais que je te dois mon diplôme de communication.
Je sais que tu m'as envoyée à Grez Doiceau, en sâchant que tu allais mourir.
Oui, Maman, je le sais.
Tu as eu le COURAGE de me dire : "pars, vas-y, je vais bien, tu DOIS le faire" en étant consciente de ce qui allait t'arriver. Au début, je t'en ai voulu. Je me suis demandé pourquoi tu avais fait cela. Et maintenant, je le sais. Parce que tu savais que là, je serais heureuse. Que je trouverais une Famille, des enfants.
Que je verrais un bébé, tout petit, si beau.
Et tu ne t'es pas trompée, j'ai été HEUREUSE. Vraiment.
Mais maintenant...
Je suis dans le creux de la vague. Je suis déprimée.
Je n'ai plus la famille de Grez, je ne vois plus le bébé.
Toi, mon âme soeur, ma Maman, ma base, toi qui m'a donné la vie, tu es partie.
On me dit "elle est avec toi, elle est dans ton coeur". Mais je n'ai plus aucun signe.
C'est si dur, MAMAN.
Que puis-je faire pour te rendre heureuse, encore, encore et encore ?
JE T'AIME, MAMAN